" Objectif : Vivre mieux " ou les réponses d'un coach.

Treizième DOSSIER : Manager au Quotidien

Ce mois-ci, nous souhaitons mettre l'accent sur le rôle du manager.

Parce que ce n'est pas un rôle aussi simple que certains l'imaginent.
Trop souvent, le manager (le responsable, le chef d'équipe) est un excellent technicien qui a été promu au poste de responsable sans y avoir été réellement formé, sans avoir été accompagné dans ses nouvelles fonctions.

Parfois, ce manager vient même directement de l'équipe qu'il devra, du jour au lendemain, diriger.
Manager une équipe, aussi petite soit-elle, est une mission à part entière. Cette mission vient parfois se greffer sur d'autres missions déjà établies. Le manager est donc un homme orchestre, plus qu'un chef d'orchestre.

Pour l'aider à développer ses compétences de manager, il doit savoir où il en est exactement. Pour cela, de nombreux outils voient le jour, principalement des tests dont l'analyse permet de mettre l'accent sur les points forts et les points à développer, et surtout d'aller droit au but. En effet, quel est l'intérêt de suivre, par exemple, une formation sur les communications interpersonnelles, si c'est déjà votre point fort !

Face à son équipe, le manager a six types d'actions à réaliser : Il doit communiquer de manière à faire passer des messages et donc entraîner ses collaborateurs; Il doit unir et rassembler son équipe afin que naisse un enthousiasme et le développement des potentiels ; Il doit générer la cohésion de son équipe en entraînant l'adhésion individuelle, Il doit aussi stimuler, encourager individuellement et collectivement l'équipe ; Il doit structurer, composer et planifier afin de permettre à l'équipe d'atteindre ses objectifs et enfin, il doit être exemplaire car ce qu'il dit, fait ou ne fait pas aura un impact sur son équipe.

Pour réussir dans ces actions, le manager devrait faire appel au Coaching, soit en accompagnement soit comme axe de formation. Si le manager s'évalue grâce à un test, l'accompagnement qui suivra sera d'autant plus pertinent que les bases seront établies ainsi que les axes d'amélioration. Avant d'aller quelque part, il faut connaître le point de départ. La projection du chemin a parcourir réalisée, il sera alors plus simple de se mettre en marche, d'être motiver à aller de l'avant.

Pour tout un chacun, passer un test est synonyme d'examen, de contrôle de ses compétences. Hors, il existe un test qui sort des sentiers battus et qui permet réellement de s'évaluer de manière à connaître les axes d'amélioration à mettre en place. Ce test est le 360°15. Il s'appuie sur l'outil d'évaluation 360°, mais ces spécificités ne manqueront pas de vous interpeller : Il s'axe principalement sur le Savoir Faire, le management de proximité, il est anonyme, l'interprétation est réalisée sur des moyennes, le document de restitution s'articule entre analyse et recommandations, ainsi que des commentaires de l'évaluateur qui incluent les qualités appréciées et les conseils. C'est Dominique DELOCHE, et son équipe, qui avec 30 années d'expériences dans la formation et l'accompagnement des managers a créé ce 360°15. Fort de cette expérience, il nous livre dans les lignes suivantes, une analyse du non-management :

Le coût du non-management par Dominique DELOCHE

Combien coûte à l'entreprise, les 2 heures en trop d'une réunion sans ordre du jour ? Et les 8 jours d'arrêt de travail d'un employé à la suite d'une réflexion acerbe de son manager ? Et la perte du contrat due à un défaut de relecture de la proposition commerciale ? Et tant d'autres exemples qui entrent dans notre inconscient collectif (pub télévision Renault, Neuf Télécom, série Caméra Café) comme une fatalité.

Que fait le management ? Il fait ce qu'il peut. L'exercice du management s'effectue certes aujourd'hui sur des équipes réduites (maximum 8 à 10 personnes - on appelle cela le management de proximité, pour qualifier l'encadrement des personnes qui sont directement rattachées au manager, qu'il soit Directeur Général ou simple chef de service). Mais les managers ne font pas que du management : ils ont en charge des dossiers (clients ou techniques) qu'ils traitent personnellement et participent à des projets (transversaux ou stratégiques). Que reste-il de leur temps et de leur disponibilité pour manager leur équipe ? Est-ce que la part d'exercice du management ne s'est pas réduite à sa portion congrue ? Un manager ne se reconnaît pas à ce qu'il est (personnalité, responsabilité, capacité), mais bien à ce qu'il fait (pratique du management).

L'absence, voire la carence de pratique managériale, le non respect des fondamentaux, en matière de management, génèrent un coût directement dommageable à la productivité de l'activité.
- le manager ne réussit pas à faire adhérer son équipe (CONVAINCRE). Si le manager ne prend pas le temps de communiquer avec son équipe, les quiproquos, rejets, revendications sont rapidement tels que le manager est conduit à chercher à obtenir de son équipe par la contrainte, le passage en force, avec ce que cela implique de coûts directs et indirects.
- l'équipe n'est pas soudée autour de son manager (FEDERER). Si le manager ne s'applique pas à constituer le groupe qu'il encadre, les membres de l'équipe se seront jamais solidaires, - voire pire, ils peuvent se solidariser contre leur manager. Là encore les conséquences économiques des tensions, conflits, clivages internes peuvent être très lourds, économiquement, pour l'entreprise.
- les membres de l'équipe ne sont pas très impliqués dans leur travail (IMPLIQUER). Si le manager ne se préoccupe pas de faire progresser chaque subordonné sous sa responsabilité, il prend le risque qu'il régresse, sur la durée, et se désinvestisse complètement de son travail. La contribution de l'équipe (en valeur ajoutée) risque d'en être cruellement affectée.
- la démotivation de certains membres de l'équipe (ou de l'ensemble de l'équipe) (MOTIVER) s'accroît dangereusement. Le manager qui ne prend pas le temps d'identifier et de remédier à la démotivation dans son équipe, encoure la sanction d'une activité affaiblie par une mauvaise volonté évidente de toute ou partie de son équipe.
- l'organisation n'est pas structurée et l'activité est désorganisée (ORGANISER). Si le manager ne s'investit pas dans la réorganisation continuelle de son activité, celle-ci devient très rapidement obsolète, inconfortable et les dysfonctionnements pèsent rapidement sur l'économie de la contribution collective.
- effacé ou lointain, le manager n'est pas crédible aux yeux de son équipe (DONNER l'EXEMPLE). Tout ce que le manager dit (discours) et fait (pratique managériale) a une conséquence directe sur l'équipe qu'il encadre. Son effacement, son indisponibilité ou son absence nuisent gravement au fonctionnement de l'activité.
La carence ou l'absence de management de proximité a une incidence économique directe. Cette incidence peut s'évaluer sous 4 formes :
- le manque à gagner s'estime en considérant toutes les opportunités gâchées, les contributions impossibles, les pertes de productivité dues à l'absence de retour sur investissement. Le manager passe à côté de richesses qu'il est dans l'incapacité de mettre en valeur. Il se condamne au strict minimum, alors qu'il pourrait prétendre à plus. Il condamne son activité à une productivité restreinte alors que le potentiel existe. Il condamne l'entreprise à limiter ses prétentions, alors que les ressources sont présentes et bien affectées. Manque l'effet de levier, "le coup de reins" qui permet de "transformer l'essai".
- la résistance au changement peut-être passive ou active, inconsciente ou concertée. Elle n'en obère pas moins tout perspective de valoriser les investissements projetés par la stratégie d'entreprise. Elle gèle tout perspective de gain à court ou moyen terme. L'immobilisme, la force de l'inertie entame l'économie du plus beau projet d'entreprise. C'est le management qui peut, en plaçant le levier au bon endroit et en l'actionnant avec justesse, créer l'effet de bascule nécessaire au changement. Dans une époque où les besoins de migration rapide sont déterminants pour la survie des entreprises, ce savoir-faire managérial est précieux.
- la déperdition en ligne s'évalue dans la faible productivité de l'activité compte tenu des ressources allouées. Leur mauvaise utilisation, les doublons, la médiocre qualité des livrables n'assure qu'une médiocre efficacité, du fait de la désimplication ou la démotivation de l'équipe. Les défauts d'organisation se traduisent en frictions, délais, rebuts ou gâchis. Les moyens et ressources investis ne sont pas exploités à leur juste mesure. Il en résulte une déperdition en ligne, qui dégrade l'économie d'un dispositif qui théoriquement devait fonctionner. Mais la "mayonnaise ne prend pas", les freins, contraintes, problèmes ralentissent l'action au quotidien.
- la perte sèche se calcule en temps, en budget, ressources, moyens investis en pure perte. Le temps perdu en réunions, entretiens, à faire le travail d'un subordonné, à devoir refaire parce que cela avait été mal fait s'accumule, fonction du coût horaire de celui qui le perd. Les budgets consacrés à des ressources, à des investissements non réalisés, le coût des formations qui n'ont servi à rien, les augmentations substantielles non suivies d'effets grèvent une économie qui devient tendue. Les compétences rémunérées par contrat de travail et totalement inexploitées dans l'activité, alors qu'il y aurait matière, constituent elles aussi un coût pour l'entreprise. Enfin les moyens affectés à l'activité et qui restent "sur une étagère", inexploités (mètres carrés, matériel, stock, documentation) forment un coût directement imputable à l'activité.
A une époque où l'économique prime, particulièrement dans l'entreprise, est-il bien raisonnable de laisser partir en fumée un gisement considérable de valeur ajoutée, nécessaire à la survie des entreprises ? La difficulté, en ce qui concerne l'exercice du management, tient au fait que l'on se borne souvent à rester dans l'implicite (le titre et la responsabilité de manager, sa personnalité et son potentiel), sans pouvoir accorder de l'importance à l'explicite (la pratique quotidienne et récurrente du management). Le manager, pivot de l'économie de l'entreprise ? Certes, mais en a t-il vraiment les moyens et la capacité ? Il faut sauver le soldat Manager !

Vous pouvez retrouver une présentation du 360°15, rendez-vous sur le site : http://www.process360.net

La démonstration est faite, il faut entrer dans l'action ! Et c'est ici que réside souvent l'hésitation, le doute. Se mettre en action en Coaching implique des changements et il est parfois difficile de faire ce pas. C'est pourquoi, il est important de garder en mémoire : ses objectifs !

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